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19 Sep

La forêt en danger au Maroc (correction DS 1 géographie seconde)

Publié par Louis BRUN  - Catégories :  #seconde

Exercice 1. Savoir définir des mots de vocabulaire (3 points)

 

1. Donnez la définition de besoin. (2 points)

 

Les besoins se composent des « besoins primaires » indispensables à la vie de l’homme (alimentation, eau, air de qualité, éducation, santé) mais aussi plus largement des besoins d’une bonne qualité de vie, de démocratie, de respect des droits de l’homme. Ils varient avec les niveaux de développement.

 

2. Donnez la définition de PIB. Que permet de mesurer cet indicateur ? (1 points)

 

Le Produit Intérieur Brut est calculé en dollar et prend en compte l’ensemble des richesses produites en un an sur un territoire donné. Cet indicateur permet de mesurer la richesse d’un pays.

 

Exercice 2. La forêt menacée au Maroc

La forêt en danger au Maroc (correction DS 1 géographie seconde)
La forêt en danger au Maroc (correction DS 1 géographie seconde)

Document 2. La forêt menacée au Maroc

 

Avec l’hiver, tous le bois ramassé cette année, dans les petits villages de l’Atlas, va brûler pour chauffer les habitations. Le ramassage du bois, faute d’une autre source d’énergie accessible, est la première cause de la déforestation au Maroc. (…). Les ménages ruraux constituent 89% de la consommation de bois, au Maroc, soit près de 10 millions de mètres cubes de bois (…). La croissance naturelle des forêts, la taille des arbres fruitiers et les résidus agricoles, ne suffisent pas à soutenir une telle croissance. Ainsi chaque année, les forêts marocaines s’amaigrissent de 3 millions de tonnes d’arbres. (…).

Faute d’autre source d’énergie dans les villages, le bois sert à tout : du chauffage de la maison, à la cuisson du pain, en passant par les chaufferies des hamams. « L’électrification rurale est formidable, (…)  explique Philippe Leisz, responsable de l’antenne de l’association française Groupe Energies Renouvelables, Environnement et Solidarités (GERES), au Maroc, la tarification progressive de l’électricité est totalement dissuasive : les habitants de ces villages n’ont pas assez de revenus. » Le sous-développement et la pauvreté des zones rurales isolées, en montagne, est donc partie liée avec la déforestation.

La pression démographique, particulièrement forte dans le Rif, a conduit de plus en plus de gens vers l’agriculture. Un phénomène démultiplié par la nature de cette agriculture : intensive, elle entraine une forte érosion des sols. Parce qu’ils ne parviennent plus à produire autant, les agriculteurs abattent d’autres pans de la forêt pour les transformer en champs. « A Brikcha nous avons formé 70 agriculteurs à l’agro-écologie qui exploite moins fortement les sols », raconte Philippe Leisz. Mais cette démarche a du mal à être acceptée (…) parce que de telles techniques de culture entraînent plus de travail pour les agriculteurs eux mêmes. « On leur a créé un réseau économique plus avantageux pour compenser le surcoût engendré par cette forme d’agriculture biologique : ils vendent leur production directement à certains restaurateurs de Chefchaouen qui bénéficient d’un label particulier lié à la qualité de leurs produits », développe le responsable de GERES Maroc.

En dépit de tous les efforts que pourrait faire le Maroc sur cette question, Erwan Le Nezet reconnait : « il est impossible de trouver une source d’énergie de substitution au bois pour ces villages, à court terme », étant donnée la situation économique des populations rurales aujourd’hui. Les deux associations, GERES et BARD, essaient donc de rendre l’utilisation du bois plus efficace. Aujourd’hui 19% de la consommation annuelle de bois au Maroc provient des arbres fruitiers, soit 2,15 millions de tonnes, précise le Haut commissariat aux eaux et forêts. « Nous avons travaillé avec 14 jeunes agriculteurs pour la taille de leurs caroubiers et de leurs oliviers. Cette taille améliore les rendements de leurs arbres et offre des chutes de bois à la consommation locale », détaille Abdelaghani Lakhdar, coordinateur de projet pour la ARDB..

 

Julie Chaudier, Maroc : La pauvreté est la véritable cause de la déforestation, article publié sur http://www.yabiladi.com/, site marocain d’informations en ligne, le 14 décembre 2012

1. Localisez Le Maroc. (Document 1) (2 points)

 

Le Maroc est un pays situé en Afrique du Nord; il est délimité à l’Ouest par l’Océan Atlantique, au Nord par la mer Méditerranée et à l’Est par l’Algérie.   

 

2.  Présentez avec précision le  niveau de développement du Maroc ? A quel type de pays peut-on le  rattacher ? (document 1). Veillez à justifier votre réponse.  (3 points)

 

Le Maroc est un pays que l’on peut placer en situation intermédiaire ; même si son IDH est inférieur à la moyenne mondiale il n’est pas aussi bas que ceux des PMA. Néanmoins, le Maroc est confronté à des  difficultés de développement  et les besoins de sa population ne sont pas satisfaits. Ainsi avec un IDH autour de 0.6, on peut affirmer que la population n’est pas correctement scolarisée et soignée.

On peut néanmoins apporter des nuances ; les conditions de vie sont nettement meilleures dans les villes ; ainsi la plupart des personnes confrontées à la pauvreté vivent dans les campagnes ; ainsi plus de 67% des Marocains confrontés à la pauvreté sont des ruraux (soit environ 2 pauvres sur 3).

 

3. Présentez la situation démographique du Maroc. A quel stade de la transition démographique se trouve-t-il ? Veillez à nuancer et à justifier votre réponse. (Documents 1et 2) (3 points)

 

Le Maroc est confronté à un ralentissement de sa croissance démographique : sa population continue à augmenter mais à un rythme moins soutenu ; en effet même si le taux de natalité est supérieur au taux de mortalité, celui-ci est en baisse ; l’indice synthétique de fécondité confirme d’ailleurs cette évolution : avec  2.2 enfants/femme le Maroc est en train d’achever sa transition démographique.

Néanmoins, il est possible de nuancer notre propos. On constate que l’indice de fécondité est plus fort dans les campagnes (2.7) que dans les villes (1.8). Le texte évoque aussi « La pression démographique » dans les régions rurales. Villes et campagnes marocaines n’est sont donc pas au même stade de la transition démographique : si celle-ci semble achevée en milieu urbain, elle est en cours en milieu rural : la population y augmente donc plus fortement.

 

4. Expliquez à quels défis le Maroc est confronté ? Vous veillerez à fournir une réponse précise et justifiée  (Document 2)(4 points)

 

Le Libéria est confronté à un double défi :  faire face aux besoins des populations d’aujourd’hui sans pour autant mettre en péril les ressources nécessaires pour le bien être des générations futures. Il  se doit de lutter contre la pauvreté et améliorer le sort de ses  habitants tout en préservant  ses ressources naturelles, son environnement (la forêt).

En effet, avec l’accroissement de la population (« La pression démographique, particulièrement forte dans le Rif, a conduit de plus en plus de gens vers l’agriculture ») et l’extrême pauvreté des populations rurale (« Les habitants de ces villages n’ont pas assez de revenus »), la pression sur la forêt  est plus forte. Les populations sont contraintes de privilégier un mode de gestion qui privilégie le court terme au détriment d’une utilisation rationnelle qui revêt un caractère durable. 

La forêt est souvent utilisée pour récolter du bois de chauffe. L’accroissement de la population et les faibles rendements de l’agriculture  en raisin d’«une forte érosion des sols ») ont aussi  favorisé les défrichements pour conquérir des terres agricoles et se nourrir.  La forêt est donc surexploitée et sa superficie diminue (déforestation). « Les habitants de ces villages n’ont pas assez de revenus. Le sous-développement et la pauvreté des zones rurales isolées, en montagne, est donc partie liée avec la déforestation »

 

5. Comment tente-t-il de concilier ces deux exigences ? Veillez à justifier votre réponse (document 2) (3 points)

 

Plusieurs  types d’actions sont lancés pour tenter de concilier ces deux exigences :

 

Pour réduire le recours au bois de chauffe, on a apporté l’électricité : « L’électrification rurale est formidable… »

On a tenté de développer de nouvelles techniques agricoles plus respectueuses de l’environnement : « nous avons formé 70 agriculteurs à l’agro-écologie qui exploite moins fortement les sols. »

On a tenté de former les paysans pour améliorer la taille des arbres fruitiers afin d’augmenter les rendements agricoles et de réduire la pression sur la forêt pour la récupération du bois de chauffe : « Nous avons travaillé avec 14 jeunes agriculteurs pour la taille de leurs caroubiers et de leurs oliviers. Cette taille améliore les rendements de leurs arbres et offre des chutes de bois à la consommation locale. »

 

6. Quel bilan peut-on tirer de cette politique ?  (Document 2) (2 points)

 

Le bilan est très mitigé car les paysans restent très attachés aux techniques agricoles traditionnelles et ne parviennent pas à développer d’autres pratiques : « cette démarche a du mal à être acceptée (…) parce que de telles techniques de culture entraînent plus de travail pour les agriculteurs eux-mêmes. »

La pauvreté est un obstacle à la mise en place d’une politique de développement durable. Ainsi le coût de l’électricité  reste trop élevé pour les paysans pauvres : « la tarification progressive de l’électricité est totalement dissuasive ».

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