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28 Jan

Gouesnou, petite commune dans l'aire urbaine de Brest (correction DS 1iere 3)

Publié par Louis BRUN  - Catégories :  #première

Sujet : La France en villes

 

Consigne : En vous appuyant sur les documents 1 et 2, vous expliquerez   en quoi ils nous informent  sur les caractéristiques des communes touchées par la périurbanisation ainsi que sur les facteurs à l'origine de ce phénomène. Vous montrerez enfin quelles en sont les conséquences.

 

Document 1. Gouesnou, petite commune dans l'aire urbaine de Brest

Gouesnou, petite commune dans l'aire urbaine de Brest (correction DS 1iere 3)
Gouesnou, petite commune dans l'aire urbaine de Brest (correction DS 1iere 3)

Document 2. Les mutations d'un bourg rural

 

Un gros bourg et des fermes perdues dans le bocage, des murs de granit, des toits d'ardoise, des tas de foin, des vaches... Et pour rejoindre Brest, à quelques kilomètres au sud, une bonne route départementale goudronnée. C'était ça, Gouesnou, pendant des décennies, un paysage quasi immuable. Jean-Marc voit le jour dans la ferme de ses parents en 1963. Il a 5 ans lorsqu'un gars de Brest, Jean Cam, a l'idée bizarre d'installer en plein champ un drôle de magasin en parpaing et en tôle qu'il appelle Rallye. Quatre ans plus tard, les élus créent un peu plus au nord, à Kergaradec, un proto­­type, une ZAC, « zone d'aménagement concerté » (1) : les hangars y poussent un par un.

Un hypermarché Leclerc s'installe au bout de la nouvelle voie express qui se cons­truit par tronçons entre Brest et Rennes. Puis viennent La Hutte, Conforama et les meubles Jean Richou... 300 hectares de terre fertile disparaissent sous le bitume des parkings et des rocades. Quelques maisons se retrouvent enclavées çà et là. La départementale devient une belle quatre-voies sur laquelle filent à vive allure R16, 504 et Ami 8. Un quartier chic voit le jour, toujours en pleine nature, qui porte un nom de rêve : la Vallée verte...

C'est à ce moment-là que ça s'est compliqué pour les parents de Jean-Marc. Avec l'élargissement de la départementale, ils sont expropriés d'un bon bout de terrain et ne peuvent plus emmener leurs vaches de l'autre côté de la quatre-voies. Ils s'adaptent tant bien que mal, confectionnent des produits laitiers pour le centre Leclerc, avant de se reconvertir : la jolie ferme Quentel est au­jourd'hui une des salles de réception les plus courues de Bretagne.

Les fermes voisines deviennent gîte rural ou centre équestre. La Vallée verte, elle, se retrouve cernée de rangées de pavillons moins chics : « Nous, on a eu de la chance, grâce à la proximité de l'aéroport, les terres tout autour de la ferme sont restées inconstructibles. » Aujourd'hui, quand il quitte son bout de verdure préservé pour aller à Brest, Jean-Marc contourne juste la zone de Kergaradec, tellement il trouve ça moche : « C'est à qui fera le plus grand panneau, rajoutera le plus de fanions. Comme si tout le monde hurlait en même temps ses messages publicitaires. » 

 

Xavier de Jarcy et Vincent Remy ,

Comment la France est devenue moche, Telerama, 13 février 2010

 

1.  zones à l’intérieur desquelles une collectivité publique ou un établissement public y ayant vocation décide d’intervenir pour réaliser ou faire réaliser l’aménagement et l’équipement des terrains, notamment de ceux que cette collectivité ou cet établissement a acquis ou acquerra en vue de les céder ou de les concéder ultérieurement à des utilisateurs publics ou privés (code de l'urbanisme)

Le candidat peut procéder à une courte introduction dans laquelle il présente brièvement les documents. Il précise qu'ils concernent la commune de Gouesnou située au nord Brest. Le sujet s'articulant autour de la notion de périurbanisation, il peut en proposer une définition. 

Il annonce la problématique et le plan suggéré par la consigne.

 

Dans un premier temps le candidat présente les caractéristiques des communes rurales touchées par la périurbanisation en s'appuyant sur l'exemple de Gouesnou.

 

- une croissance démographique importante ;  elle s’explique tant par la croissance naturelle (population de jeunes adultes en âge de faire des enfants) que par le solde migratoire ;  le document 1 permet de mettre en évidence cette forte croissance ; la population de Gouesnou a plus que doublé en une quarantaine d'année passant de 2543 habitants en 1958 à 6228 en 2007 ;  toutefois, cette croissance est terminée, la population ayant même diminué ces dernières années.

- Un étalement urbain important qui prend très souvent la forme de lotissements pavillonnaires mais aussi d'espaces commerciaux, de zones industrielles ; le document 2 permet d'évoquer les manifestations de cet étalement : "pavillons moins chics", "les hangars y poussent un par un", "un centre Leclerc s'installe".

- Une modification de la structure socioprofessionnelle : de moins en moins de paysans, au profit d’une classe moyennes composée de salariées, ouvriers, cadres, professions libérales. On comprend grâce au document 3 que le village rural décrit au début du texte a disparu et que les habitants de Gouesnou ne sont plus des paysans. Les activités rurales ont laissé place à la fonction résidentielle ou de loisirs ou encore marchande "les fermes voisines deviennent gîte rural ou centre équestre". "La jolie ferme Quentel est aujourd'hui une des salles de réception les plus courues de Bretagne". Ainsi, plus la campagne périurbaine est proche de la ville, plus la fonction résidentielle l’emporte. A l’inverse, plus on s’éloigne de la ville, plus les activités agricoles ont de l’importance. 

- Des communes marquées par des migrations pendulaires importantes. (ville dortoir). Vivre dans une commune périurbaine est donc  synonyme de nombreux déplacements qui ont un coût financier de plus en plus important. On comprend que la circulation automobile s'est accentuée entre Brest et Gouesnou car "la départementale devient une belle quatre-voie".

 

Dans un second temps, le candidat tente d'expliquer le phénomène de phénomène de périurbanisation

 

- Le désir d’être propriétaire et de posséder une maison individuelle :  "des rangées de pavillons moins chics"

- Une volonté d’être plus proche de la nature :  " Un quartier chic voit le jour, toujours en pleine nature, qui porte un nom de rêve : la Vallée verte..."

Portant un regard critique, le candidat peut préciser que le document 2 n'évoque pas d'autres facteurs :

- Le rejet des contraintes de la ville (pollution atmosphérique, sonore, insécurité, promiscuité...)

- Des raisons financières : prix de l’immobilier trop important en milieu urbain.

 

Enfin le candidat traite des conséquences positives ou négatives du processus de périurbanisation

 

Les limites de la ville sont plus floues supposant l'élaboration de nouvelles définitions statistiques : Gouesnou est dans l'aire urbaine de Brest. D'ailleurs , on devine une urbanisation continue entre Brest et Gouesnou sur le document 1.

Des conséquences écologiques : l'étalement urbain se fait aux dépens des espaces naturels et agricoles " 300 hectares de terre fertile disparaissent sous le bitume des parkings et des rocades"

Des conséquences paysagères : vers une uniformisation et dégradation esthétique du paysage : " Jean-Marc contourne juste la zone de Kergaradec, tellement il trouve ça moche"

Des tensions entre agriculteurs et néoruraux (concurrence entre habitat et terres agricoles, nuisances agricoles…) : "Avec l'élargissement de la départementale, ils sont expropriés d'un bon bout de terrain et ne peuvent plus emmener leurs vaches de l'autre côté de la quatre-voies."

 

Mais une revitalisation des espaces ruraux : A l'image de Gouesnou, la périurbanistion a redynamisé de nombreux villages : plus d’habitants, plus de services, plus de commerces, plus d’activités. Les documents évoquent la croissance démographique et toutes les activités qui se sont développées : aéroport, centres commerciaux, salle de réception...

Même l’agriculture en profite : développement des fermes découvertes, fermes de cueillette, vente de produits du terroir) : "Ils s'adaptent tant bien que mal, confectionnent des produits laitiers pour le centre Leclerc, avant de se reconvertir : la jolie ferme Quentel est au­jourd'hui une des salles de réception les plus courues de Bretagne.

Les fermes voisines deviennent gîte rural ou centre équestre"

 

Conclusion : le candidat rappelle que la périurnabisation est une des dynamiques qui animent les villes aujourd'hui/Il peut préciser que la ville de demain supposera de prendre en compte toutes les dimensions du développement durable.

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