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21 Sep

Alex MacLean : les ravages de l'american way of life

Publié par Louis BRUN  - Catégories :  #Archives terminale S

Habitué des photographies aériennes, Alex MacLean vient de publier Over, vues aériennes de l'american way of life, une absurdité écologique aux éditions de La Découverte/Dominique Carré. Il nous livre, vus du ciel, les effets du mode de vie des Américains sur leur territoire.



Maurepas, Louisiane
Dans le temps, il y avait un marais rempli de vieux cyprès à cet endroit. Il a été complètement ratiboisé. Les arbres ont été tirés par câble vers le centre de la forêt. On distingue encore leurs traces, qui rayonnent vers le canal, où ils étaient ensuite embarqués sur des bateaux. Aujourd’hui, il ne reste rien du paysage original. Rien, non plus, qui indique que l’on ait songé à replanter. On aurait pu exploiter cette forêt dans l’esprit du développement durable – on a préféré tout couper, et tirer un trait.
(source : Telerama, n° 3061, 10 septembre 2008)


San Luis, Arizona J’ai pris cette photo au-dessus de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique. C’est le contraste entre les deux côtés qui m’intéressait : le Mexique est au sommet de la photo, très dense, avec son empilement de maisons et ses rues en quadrillage. Les Etats-Unis sont au premier plan : un parking de caravanes géantes, dispersées sur un terrain hostile, avec ces routes inutilement larges pour l’usage qu’on en fait. Bizarre, ce télescopage, non ?
(source : Telerama, n° 3061, 10 septembre 2008)



"Ce n'est pas la Terre vue du ciel, c'est le monde – le monde habité, exploité, abîmé par les hommes. Cela fait plus de trois décennies que l'Américain Alex Mac­Lean, 61 ans, le photographie d'en haut. A 10 000, 15 000 pieds au-dessus des Etats-Unis (son terrain de chasse favori), il scrute les grandes étendues qui défilent sous ses ailes, à la recherche des empreintes que nous avons laissées au sol : champignons urbains bâtis en plein désert, golfs verdoyants plaqués sur des collines arides, forêts décimées, parkings sans fin...
Une fois qu'il a trouvé sa cible, MacLean lâche les commandes de son petit avion. Il arme, vise, shoote les cicatrices indélébiles creusées dans notre planète. Artiste ? Sociologue ? Militant ? Les photos qu'il a réunies dans Over – un ouvrage magistral – sont tout sauf sentimentales. A la fois séduisantes et inquiétantes, elles mettent en lumière les télescopages entre la nature et notre culture, et forcent toujours au questionnement. Elles dénoncent, aussi : parce que, au bout de l'objectif, c'est bien l'american way of life que notre photographe volant tient en joue. Ce gaspillage des ressources, ces dépendances à la voiture, à l'air conditionné, à la consommation futile, imposés à la nature. C'est ainsi que les hommes vivent, nous rappellent ces images, choisies et commentées par Alex MacLean
.

 Source : Olivier Pascal-Moussellard, Telerama, n° 3061. "


Vous pouvez découvrir quelques unes de ses photographies  :


sur le site de
telerama.

sur le site du journal
Le Monde

sur le site personnel d'Alex MacLean.

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cafuron : mot issu du parler gaga signifiant "petite fenêtre", "oeil de boeuf éclairant un réduit" . Le cafuron est un blog d'histoire-géographie qui s'adresse au plus grand nombre ! Bonne visite !