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10 Dec

Menace de famine en Corée du Nord (DS 2nde 3/4)

Publié par Louis BRUN  - Catégories :  #seconde

article réédité (première publication le 11 décembre 2007)


 

Document 1. Quelques données statistiques

 

Corée du Nord

France

Taux de mortalité infantile (pour 1 000 habitants)

23,29

8,4

PIB (par habitant) en dollar

545

28 220

Nombre d’enfants par femme

2,1

1,9

Disponibilité alimentaire par jour et par habitants (nombre de calorie par jour et par habitants)

2 000 <

> 3 000


Document 2. La Corée du Nord



Document 3. La famine menace la Corée du Nord
 
(…) Depuis fin avril, les citadins sont envoyés aux champs pour le repiquage du riz et le désherbage. Cette année, la mobilisation saisonnière a pris une ampleur sans précédent. (…) Taches de couleur dans le vert tendre des rizières fraîchement repiquées, des milliers de citadins s'affairent, penchés sur le sol. D'autres se passent des pierres à la chaîne pour dégager le lit d'une rivière.
Sur les routes, on croise des cars bondés qui vont vers la campagne ou en reviennent, tandis que, sur les bas-côtés, des groupes de "volontaires" , assis par terre, attendent d'être affectés à une tâche. Les soldats en maillot de corps, casquette en arrière, sont aussi mobilisés.
(…) . Sur les pentes des petites montagnes comme le long des routes, le moindre lopin de terre, le moindre remblai est défriché. La mécanisation est rare. Tout, ou presque, se fait à la main. On pousse, on tire, on ploie sous un fardeau : le transport des fagots, des semences est effectué à dos d'homme et sur des vélos de chaque côté desquels pendent des sacs. Le pompage de l'eau est manuel. L'effort est impressionnant.
Mais, cette année encore, la Corée du Nord enregistrera un déficit de près d'un million de tonnes de céréales. Dans les régions septentrionales, montagneuses et plus pauvres, la situation n'a pas empiré (…). Mais elle reste précaire, et le moindre facteur climatique négatif peut avoir des conséquences catastrophiques.
"Nous entrons dans une période creuse : la récolte précédente est épuisée, et il faut attendre les moissons d'automne. Les conditions sont réunies pour une nouvelle pénurie alimentaire", estime Richard Ragan, directeur du PAM en Corée du Nord. (…).
Encore dépendante de l'aide extérieure [1],  la Corée du Nord cherche à accroître les surfaces cultivables. Elle s'est lancée dans les doubles récoltes et de nouvelles cultures. Avec une production annuelle de 2 millions de tonnes, la pomme de terre, qui n'est pas un aliment traditionnel (excepté dans les régions pauvres du Nord), fait désormais partie de l'ordinaire. L'élevage des chèvres est une autre innovation.
C'est à Gubine, à 80 km à l'est de Pyongyang, qu'a commencé cette activité. Autrefois perdue au fond d'une vallée "alpine" que l'on atteint par des routes de terre, cette commune est aujourd'hui prospère. L'élevage des chèvres y a commencé en 1996, avec 300 têtes. Gubine en a aujourd'hui 5 000. "Il y a dix ans, c'était une activité artisanale ; puis, grâce à l'assistance de l'ONG suisse Campus für Christus, on est passé à la production industrielle" , explique M. Kang Tai-rok, vice-président du comité de gestion rurale. Gubine produira cette année 500 tonnes de lait.
Dans une fabrique rutilante équipée par la Suisse, (…) sont fabriquées 340 tonnes de yaourt. Un quart du troupeau appartient aux paysans et le reste à la coopérative. Les deux tiers de la production sont destinés au système public de distribution. Le reste est écoulé via des réseaux commerciaux privés. Les chèvres (2,7 millions) sont désormais omniprésentes. Leur lait est une source de protéines. Mais l'animal arrache les racines des herbes, accentuant l'érosion des sols. Or, l'abattage des arbres pour le chauffage en l'absence de combustible et la conquête de nouvelles terres se sont déjà traduits par une dangereuse déforestation, aggravée aujourd'hui par des cultures en hauteur. Ces terres, défrichées illégalement, continuent à s'étendre. "Nous n'avons pas les moyens d'importer de la nourriture et nous manquons d'engrais, d'énergie et de terres arables. Un jour, il faudra arrêter de conquérir des terres sur les hauteurs, mais, pour l'instant, nous n'avons pas le choix" , dit-on au ministère de l'agriculture.
 
Le Monde, 12 juillet 2005


[1] La Corée du Sud va fournir une aide alimentaire de 500 000 tonnes de riz à la Corée du Nord ; l'Europe a accordé une assistance de 3 millions d'euros, et les Etats-Unis vont fournir 50 000 tonnes de denrées. (…)
 
 

 

Correction
 
 
1. Localisez et présentez la Corée du Nord (doc.1 et doc. 2)
 
La Corée du Nord est un pays d’Asie de l’Est. Il est délimité au Nord par la Chine et au Sud par la Corée du Sud.
C’est un pays pauvre puisque sont PIB est très faible : 51 fois plus faibles que celui de la France.
C’est un pays qui connaît de fort retard de développement puisque le taux de mortalité infantile est très élevé (presque 3 fois supérieur à celui de la France).
Enfin c’est un pays qui a achevé sa transition démographique : son indice de fécondité est légèrement supérieur à celui de la France
 
 
2. Quelle est la situation alimentaire de la Corée du Nord. (doc. 1)
 
La Corée du Nord souffre de sous alimentation (insuffisance quantitative de la ration alimentaire quotidienne). En effet la disponibilité alimentaire par jour et par habitants (est inférieur à 2 000 calorie (alors que le seuil minimal doit être de 2400 calories par jour et par habitants
 
 
3. Quel défi les Nord-coréens doivent-ils relever ? Quel choix ont-ils fait pour relever ce défi ? Pourquoi ? (doc. 1 et doc. 3)
 
Les Nord-coréens doivent donc relever le défi alimentaire.
Il font le choix de produire ce dont ils ont besoin. Ils recherchent l’autosuffisance car ils n’ont pas les moyens d’importer ce dont ils ont besoin. (CF question 1 : la Corée du Nord est un pays pauvre)
 
 
4. Quel type d’agriculture est pratiquée par les Nord-Coréens. Identifiez les moyens mis en œuvre pour tenter de relever ce défi. En comparant avec la révolution verte en Inde, comment jugez-vous les moyens mis en œuvre pour relever ce défi ? (doc. 3)
 
Les Nord-coréens pratiquent une agriculture vivrière (donc destinée à nourrir la population locale et non destinée à s’insérer dans des circuits commerciaux).
Les moyens utilisés sont très rudimentaires : réquisition de la population urbaine pour venir aider les paysans dans lleurs travaux des champs. Tous les travaux se font à la main : repiquage, désherbage à la main, pompage de l’eau à la main, transport des récoltes à dos d’hommes ou à vélo…..
Pour relever le défi alimentaire , les Nord-coréens ont donc très peu de moyens : contrairement à l’Inde et à la révolution verte ils n’ont pas de machines agricoles (mécanisation quasi inexistante) ils utilisent peu d’engrais et de pesticides…..Les infrastructures d’irrigation sont peu développées.
 
 
5. Quel bilan pouvez-vous en dresser ? A quoi les Nord-coréens sont-ils confrontés périodiquement ? (doc. 3)
 
Le bilan est très négatif puisque qu’en 2005 (date de l’article du Monde) « la Corée du Nord enregistrera un déficit de près d'un million de tonnes de céréales ». La situation alimentaire est donc très fragile et la Corée du Nord doit faire appel à l’aide internationale. 
Périodiquement (au moindre accident climatique), le pays est confronté à la famine
 
 
6. Quelle est la base alimentaire des Nord-Coréens. De quoi souffrent-ils ? Comment tente-t-il de faire face à cette situation ? (doc. 3)
 
la base de l’alimentation alimentaire de la Corée du Nord est le riz. Comme en Inde, la population souffre de malnutrition (insuffisance qualitative de la ration alimentaire par rapport aux besoins physiologiques de l'organisme).
Les Nord-coréens essaient de diversifier leurs habitudes alimentaires en introduisant par exemple la consommation de pommes de terre ou bien encore des laitages (l’élevage des chèvres introduit à Gubine) : la réalisation de fromages et le lait permettent donc un apport de protéines
 
 
7. Quelles sont les limites écologiques auxquelles sont confrontées les nord-coréens ? (doc. 3)
 
 
L’élevage des chèvres a une conséquence négative sur l’environnement : «  l'animal arrache les racines des herbes, accentuant l'érosion des sols ».
De plus la très forte emprise de l’homme et la surexploitation agricole se manifestent par une déforestation aux conséquences dangereuses

 

 






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