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25 Apr

une ville du Nord : New York

Publié par Louis BRUN  - Catégories :  #seconde

article réédité (première publication : 10 mai 2009)

 

Exercice 1. Situer le cas étudié

 

1. Localiser et présenter  les Etats-Unis (taux d'urbanisation, niveau de développement) (planisphère en début de manuel, carte 1. p. 42)

2. Localiser New-York (localisation géographique,  poids démographique) (carte p. 140-141 et carte 1 p. 146)



Document 1. Madame est servie (série américaine de 1984 à 1992)


Descendant de migrants italiens, Tony Micelli, ancien joueur de baseball et veuf, part de Brooklyn avec sa petite fille Samantha pour s'installer dans le  Connecticut (banlieue lointaine de New York). Il déniche un emploi en tant qu'homme de charge pour une femme d'affaires divorcée, Angela Bower (elle incarne la bourgeoisie WASP).

 



Document 2. Les « territoires » de New York

 

New York comporte aujourd'hui trois types de territoires: quartiers où les Blancs sont majoritaires, à Manhattan ou dans les quartiers pavillonnaires des outer boroughs; ghettos noirs et quartiers pauvres de Noirs et de Portoricains; anciens quartiers de classes moyennes blanches réinvestis par les nouveaux immigrants dans les boroughs. Les quartiers résidentiels de Manhattan sont, on s'y attendait, dominés par les Blancs, avec une présence discrète d'Asiatiques ou d'Hispaniques. À l'opposé, le ghetto reste la réalité quotidienne pour les Noirs les plus pauvres qui subissent une forme d'apartheid: Central Harlem, et à Brooklyn, Bedford-Stuyvesant, Crown Heights, et Brownsville sont des quartiers noirs à plus de 80 % qui ne bénéficient pas de l'apport de nouvelles populations. Le pourcentage d'immigrants y est extrêmement faible (moins de 10 %), et seuls quelques Antillais et Dominicains risquent une incursion dans ces quartiers les plus déshérités de New York. Entre ces deux extrêmes, on trouve une variété de configurations socio-économiques et de combinaisons de populations. Quelques rares quartiers de classes moyennes noires sont apparus dans les boroughs, et reflètent en partie la réussite économique des Noirs antillais qui sont nombreux à être propriétaires de leur maison individuelle. Brooklyn et Queens ont subi une véritable hémorragie de leur population blanche non hispanique depuis les années 1970. Certaines enclaves résistent encore à ce processus de succession, mais enregistrent un déclin constant de leur population blanche: à cet égard, les quartiers italiens de Staten Island font exception à la règle, en arborant des pourcentages supérieurs à 85 % tout à fait atypiques à New York, car dans la plupart des quartiers juifs et italiens, de Queens en particulier la population blanche ne représente plus qu'entre 50 et 60 % des habitants et est en train d'être dépassée par les apports de populations immigrées. Ces anciens quartiers ethniques en transition (Astoria, Woodside, Jackson Heights, Elmhurst, Flushing, Woodhaven..) sont en effet aujourd'hui réinvestis, au fur et à mesure du départ de leurs habitants blancs d'origine, par de nouveaux immigrants asiatiques et hispaniques, et deviennent des quartiers mixtes, et pluri-ethniques, à la différence des quartiers paupérisés dans l'après-guerre où l'on retrouve une population mêlée de Noirs et de Portoricains.

 

POUZOULET C. New York, construction historique d'une métropole,
Ellipses, coll. « Les essentiels de civilisation anglo-saxonne », 1999, 128 pages, p. 121-122.

 

 

Exercice 2. analyse du générique de Madame est servie (série américaine de 1984 à 1992)

 

 

1. Présenter l'extrait 1

2. Quel quartier de New York quitte le héros principal ? Localisez-le. 

3. Décrivez ce quartier.  A quelles difficultés sont confrontées les populations ? Qu'en déduisez-vous sur les populations qui y vivent ?

4. Quelle en est la conséquence ? (documents 1 et  2)

5. Où va-t-il s'installer ? Faites une description précise du paysage ? de quel type de quartier s'agit-il ?  Où se localise-t-il selon-vous ? Qu'en déduisez-vous sur l'origine sociale et ethnique des populations ?

6. Le cas de Brooklyn est-il unique à New York ?Justifiez et nuancez  (document 2)

 

Bilan. A partir du travail réalisé et du document 2, complétez le tableau ci-dessous montrant l’évolution de  la répartition de la population de New-York  ?

Types de quartiers et localisation

Quartier des affaires

(centre-ville)

Ghettos

(centre-ville)

Boroughs

(vieux quartiers industriels en banlieue proche)

Quartiers pavillonnaires des outers boroughs

(périurbain)

Nom

Manhattan

Harlem, Bedford-Stuyvesant, Crown Heights, et Brownsville

Brooklyn,  Queens

Connecticut

 

 

Origine ethnique et sociale des habitants

 

 

 

 

 

Dynamique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Exercice 3. New York, une ville polycentrique (documents 3 et 4)

 

1. Quelles activités concentrent le CDB de New-York ?

2. Comment ont évolué les quartiers centraux situés à proximité de Manhattan entre 1950 et 1970 ?

3. Quelles évolutions connaît aujourd’hui le centre de New-York ? Quelles en sont les conséquences sociales ?

4. Où se sont déplacent une partie des activités et des hommes ? Pourquoi ? Quels types d’espace s’y développent ?

 

Document 3. Manhattan et l’essor des centres secondaires

 

Manhattan n'est bien souvent, pour ces entreprises (celles liées au nouvelles technologies), qu'une vitrine, une adresse qu'il faut continuer d'afficher, et dans laquelle les seules affaires que l'on puisse réaliser sont immobilières (…). On quitte Manhattan pour réaliser de fructueuses spéculations foncières, mais on conserve des bureaux reliés aisément, grâce à la télématique, au nouveau siège installé en banlieue, voire dans une ville de la Sun belt (…) mais l'agglomération conserve le même poids dans les décisions.

Elle ne l'a d'ailleurs jamais perdu en matière de finance et d'assurances. Les banques sont toujours là et la City Bank, la Chase Manhattan ou la Morgan voisinent avec les filiales de 77 banques étrangères, pour ne citer que ces organismes financiers qui travaillent avec les représentations étrangères en relation commerciale avec les Etats-Unis (…).

D'autres centres, plus vivants, ensembles commerciaux paysagés, usines vertes, complexes sportifs et culturels apparaissent alors dans les banlieues aisées, là où se trouve la clientèle potentielle. La ville américaine devient polycentrique, les lieux "centraux" périphériques s'accroissant au fur et à mesure de l'étalement. Là où l'Européen va en banlieue un peu malgré lui, l'Etatsunien recherche délibérément un "meilleur" environnement social. Pour que ses enfants fréquentent de bonnes écoles, pour éviter les risques de vol ou d'agression, pour pouvoir s'intégrer à une communauté sociale et religieuse et pouvoir pratiquer son sport favori, il choisit un secteur suburbain correspondant à son image de la ville et à ses moyens économiques.

 

D'après BAILLY A. et DOREL G. États-Unis, Canada, Géographie Universelle (BRUNET R. dir.), Hachette - Reclus, 1992

 

Document 4. Manhattan ou l'évolution d'un hypercentre

 

La population de la zone centrale de la ville de New York, Manhattan, a atteint son maximum dès 1910 ! Depuis le déclin est de plus d'un million d'habitants. La première ceinture de banlieue, après plusieurs décennie de croissance lente, a connu son maximum en 1970, tout comme la banlieue de deuxième ceinture. Seule la banlieue éloignée continue de croître, malgré la baisse globale de la population New-Yorkaise (…)

La désindustrialisation, conjuguée au départ du quart de la population entre 1950 et 1970, a presque tué financièrement la municipalité de New York, qui frôla la faillite en 1975 et ne dut son salut qu'à l'aide d'un consortium financier qui lui imposa des économies drastiques en matière de salaires et de dépenses sociales. De fait, la ville a abandonné nombre de ses services municipaux, et la voirie et les services publics sont encore dans un état déplorable en dépit d'une sensible amélioration. Elle laisse aux promoteurs immobiliers le soin de régler la rénovation des quartiers insalubres du centre, où ils mènent des opérations spectaculaires, tandis que les ateliers de Greenwich sont transformés en lofts, lieux privilégiés d'une gentrification longtemps limitée aux franges de Central Park. La ville chasse ainsi progressivement vers ses faubourgs dégradés, non seulement les populations les plus pauvres, mais aussi les classes moyennes qui ne peuvent plus payer les loyers exorbitants d'une île où le Monde entier voudrait avoir un pied-à-terre. Même Harlem, dont chacun connaît le caractère ethnique acquis au tournant du siècle dernier, présente depuis peu ces formes de récupération avec des phénomènes de gentrification dans certains secteurs, alors que d'autres s'enfoncent dans une paupérisation qui fait ressembler certains quartiers à des secteurs bombardés dont les rues, grouillantes d'une population misérable, évoquent les villes du Tiers-Monde. En fait, jamais on n'a tant construit à Manhattan, mais surtout au sud de l'île, qui conserve le prestige et les avantages d'un centre économique au plein sens du terme.

 

D'après BAILLY A. et DOREL G. États-Unis, Canada, Géographie Universelle (BRUNET R. dir.), Hachette - Reclus, 1992

 

 

A partir du travail réalisé, construisez un shéma simple qui montre comment évolue l'organisation urbaine de New-York . Vous utiliserez dans votre légende qui sera classée les mots de vocabulaire suivant :  
CBD (population blanche aisée), Quartier réhabilité (gentrification), Ghetto (population pauvre majoritairement noire), Quartier pluriethnique (population modeste et pauvre), banlieue pavillonnaire (population blanche modeste ou aisée), étalement urbain, Vieille industrie, Centre secondaire (activités de haute technologie et centres commerciaux), Autoroute, Flux de population blanche, Flux d’immigrants (hispaniques, asiatiques)

 

 

 

 

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