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12 Feb

La Polynésie française face au cyclone Oli

Publié par Louis BRUN  - Catégories :  #seconde

Pour la correction de l'exercice 1, je vous laisse vour reporter aux définitions et au cours. 


oli


Document 1. Un archipel perdu dans le Pacifique


carte


Document  2. Une dépression tropicale a évolué en cyclone à l'approche de la Polynésie française

 

Bora Bora et Maupiti subissent des vents de plus de 120 km/h et la circulation est interdite. Plus de 650 touristes qui n'ont pas pu quitter Bora Bora ont été pris en charge par les services de sécurité et relogés dans les hôtels. Tous les établissements scolaires de l'ouest de la Polynésie sont fermés. La population doit abandonner les habitations en tôle ou en matières végétales, pour gagner les bâtiments en béton : mairies, écoles ou églises. Le haut commissariat recommande de "rester chez soi ou de rejoindre un abri mis en place par les communes".

Le centre hospitalier a donné pour consigne à son personnel de rester en poste pendant les prochaines vingt-quatre heures. Tahiti et Moorea, qui concentrent la majorité de la population polynésienne, ont été placées mercredi en alerte rouge à partir de 18 heures, heure locale (7 heures, heure de Paris), et la circulation a été interdite à partir de 22 heures, heure locale (11 heures, heure de Paris). L'archipel des îles Sous-le-Vent comprend aussi Raiatea et Huahine, qui devraient être touchées quelques heures plus tard.

 

Le Monde, 04 février 2010.

 

Document 3. Polynésie : après le passage du cyclone, l'heure du bilan

 

(…) Pendant six jours, le cyclone a balayé les îles de Polynésie française, dans le Pacifique. Un premier bilan global du Haut-commissariat fait état de centaines de maisons détruites. Le bilan humain s'élève à un mort, un blessé grave et six blessés légers.

Samedi, Oli a fini de s'affaiblir en touchant Raivavae et Rapa, dans les îles Australes, où les dégâts sont moindres. Le cyclone a en revanche détruit ou sérieusement endommagé 303 habitations aux Îles Sous le Vent (Bora Bora, Maupiti, Raiatea, Tahaa et Huahine), 78 aux Îles du Vent (Tahiti, Moorea et Maiao), et 154 aux Australes, dont la majeure partie à Tubuai, ainsi que de nombreux bâtiments publics.

Le montant des travaux de reconstruction sera évalué dans les jours à venir, grâce au pont aérien qui achemine gendarmes et techniciens vers l'île, à bord d'avions militaires. Mais le président de la Polynésie française, Gaston Tong Sang, a estimé qu'il faudrait «au moins un demi milliard» de francs Pacifique (4,19 millions d'euros) rien que pour les routes, dont au moins 20 km sont à reconstruire, et «un milliard pour les habitations» (8,38 millions d'euros).

C'est sur l'île de Tubuai,qui compte 2.000 habitants, qu'Oli a fait le plus de dégâts. Le cyclone a violemment touché l'île, «avec des vents moyens à 185 km/h et des pointes à 260 km/h», a indiqué Magali Charbonneau, directrice de cabinet du Haut commissaire. «C'est une impression de fin du monde, du bruit, des craquements, des sifflements, la pluie qui tape sur les volets, qui rentre sous les portes, sous les fenêtres, et ça dure des heures», a décrit Michel Fischer, le commandant de la brigade de gendarmerie.

Jeudi soir, le décès d'un habitant de 40 ans a été annoncé, emporté par une vague. Les réseaux d'eau et d'électricité ont été coupés, et les routes sont très endommagées. «C'est un paysage de désolation, l'île est à reconstruire», a déclaré Magali Charbonneau.

Par chance Tahiti, où vivent 70% des 260.000 Polynésiens, a été globalement épargnée par le cyclone, dont la trajectoire s'est infléchie, passant plus à l'ouest que prévu. Au total, plus de 4.000 personnes avaient été évacuées.

 «Ce qui fait défaut en Polynésie, c'est le logement, l'habitat est très dégradé, précaire», a déclaré Marie-Luce Penchard. A Papeete depuis dimanche dernier, la secrétaire d'Etat à l'Outre-mer a repoussé son départ, prévu jeudi. Elle s'est rendue vendredi à Rurutu et Tubuai (archipel des Australes), et a annoncé le déblocage imminent du fond de secours par son ministère.

 

Le Figaro, 07 février 2010

 





Exercice 2. La Polynésie française face au cyclone Oli

 

 

1. Localisez La Polynésie française

 

La Polynésie française est un archipel (c'est-à-dire un ensemble d’îles) situé au cœur du Pacifique,  au large des côtes australiennes.

 

2.  Qu’est-ce qu’un risque ? A quel type de risque la Polynésie française a été confrontée  les 4 et 5 février 2010 ? Quelles en sont les manifestations climatiques ?

 

Un risque est un danger potentiel (aléa) menaçant une société humaine. La Polynésie française a été confrontée à un risque naturel d’origine climatique : un risque cyclonique. Le cyclone se manifeste par des vents violents (avec des pointes à plus de 200km/h) et de très fortes précipitations. Les îles sont particulièrement exposées à ce risque cyclonique : la vent amplifie la houle et forme des vagues

 

3. Identifiez  les différentes conséquences  provoquées par cet évènement. Comment expliquez-vous l’ampleur des dégâts matériels ?

 

Les conséquences de cet évènement sont humaines et matérielles. En effet le bilan humain est estimé à 1 mort et 6 blessés légers.

Les dégâts matériels sont très importants : de nombreuses maisons, des infrastructures (routes, réseaux d’eau, d’électricité)  ont été détruites.

Le coût de la reconstruction est estimé à 4,19 millions d'euros  rien que pour les routes, dont au moins 20 km sont à reconstruire, et 8,38 millions d'euros pour les habitations.

On comprend que l’importance des dégâts matériels est liée à la précarité des habitations : l’extrême pauvreté d’une partie de la population ne leur permet pas de construire des habitations en dur.  «Ce qui fait défaut en Polynésie, c'est le logement, l'habitat est très dégradé, précaire»

 

 

4. Rappelez ce qu’est une catastrophe. Cet évènement  peut- il être  considéré comme une catastrophe ?

 

La catastrophe  est la réalisation d'un risque potentiel; une catastrophe a un caractère exceptionnel qui se traduit par d'importants dégâts matériels et de lourdes pertes humaines.

L’évènement survenu n’est pas fréquent mais est néanmoins périodique dans cette zone. Si les dégâts matériels sont importants, les dégâts humains sont faibles. Il paraît donc difficile de parler de catastrophe dans le cas présent.

 

5. Comment cet évènement a-t-il été géré  par les autorités françaises ? Justifiez votre réponse. Qu'en déduisez-vous ? 

 

Cet évènement a bien été géré par  la France, les services météorologiques permettaient de suivre la progression et l’intensité du cyclone ; les moyens de prévision ont permis d’anticiper le risque et de prendre les mesures nécessaires. Un plan de gestion de crise était en place : les populations ont été informées de la conduite à tenir et certaines ont été déplacées pour être mis à l’abri.

La France est un pays riche qui a les moyens de gérer ce type de crise (prévenir, reconstruire) : elle dispose de moyens de prévention, de prévision et de gestion.

 

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