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Ce blog pédagogique d'histoire-géographie et d'éducation morale et civique (E.M.C.) tire son nom d'un terme issu du parler gaga (le parler stéphanois) ; le cafuron (window in english !) est une lucarne ou un oeil de boeuf éclairant un réduit. Ce blog s'adresse tout autant aux élèves du lycée Jacob Holtzer (Firminy- Loire) qu'à un public plus large. Bonne visite !

27 Nov

Le sommet des dieux : du film d'aventure à la quête d'absolu

Publié par Louis BRUN  - Catégories :  #seconde, #sortir de la classe

Le sommet des dieux/Patrick Imbert/France 2021

César du meilleur film d’animation en 2022

 

Exercice 1. Le sommet des dieux : une adaptation

 

1. A l’aide de la bande annonce, essayez de définir le synopsis du film (document 1 ci-dessous)

2. Montrez que ce film est le résultat d’une adaptation, elle-même inspirée d’un roman et d’un fait réel (document 1 et document 2 ci-dessous).

3. Dites comment Patrick Imbert en est arrivé à réaliser Le sommet des dieux (document 3 ci-dessous). 

4. Expliquez quel choix a dû faire Patrick Imbert pour adapter un manga développé sur 5 tomes (document 3 ci-dessous).

5. Indiquez la technique qu’il a employé pour réaliser ce film d’animation (document 3 ci-dessous).

Document 1. Le sommet des dieux – la bande annonce

Document 2. Du fait réel au roman, du roman au manga, du manga au film d’animation

 

“Le sommet le plus haut du monde, l’Everest, a déjà été gravi plusieurs fois. Quel genre d’histoire de montagne peut-on donc encore écrire aujourd'hui ?” s’interroge le romancier Baku Yumemakura. La réponse à cette question se trouve, sans doute possible, dans son livre, Kamigami no itadaki, autrement connu sous le nom Le Sommet des dieux, malheureusement jamais traduit en français.   En France, c’est son adaptation en manga, signée par le mangaka Jirô Taniguchi et couronnée du Prix du dessin du Festival d’Angoulême 2005, qui a conquis un large public. Le manga vient d’ailleurs d’être adapté en un long métrage d’animation, fraîchement sorti dans les salles obscures.

Dans Le Sommet des dieux, le romancier japonais est (…) parvenu (…) à raconter l’alpinisme, à décrire le lien exceptionnel qui lie l’homme à la montagne, tout en faisant de son récit la quête inassouvissable de quelques hommes lancés à la conquête de l’Everest, le toit du monde.

L'œuvre est le fruit d’une longue gestation. Il faut une vingtaine d’années à Baku Yumemakura avant qu’il ne se lance dans l’écriture de son roman (…). Depuis qu’il a découvert l’histoire de George Mallory et Sandy Irvine, il rêve de placer ces personnages au centre de son intrigue. (…) Baku Yumemakura écrira 1 700 pages, qui vont paraître, entre 1994 et 1997, dans la revue japonaise Shôsetsu Subaru. Grâce aux récits que lui font des alpinistes japonais des parois et pentes verglacées, le romancier décrit avec force détails les à-pics des plus hautes cimes du monde.

L’histoire de George Mallory, il convient de le rappeler, est en effet l'un des immenses points d’interrogation de la courte histoire de l’alpinisme. Après trois expéditions inachevées, le célèbre alpiniste britannique prend, le 8 juin 1924, la direction du sommet de l’Everest, en compagnie de Sandy Irvine. Les deux hommes progressent encore quand un autre membre de l’expédition, Noel Odell, resté en contrebas, les aperçoit lors d’une éclaircie “approcher de la base de la pyramide finale”, puis les observe disparaître à nouveau dans les nuages. C’est le dernier regard qui se pose sur George Mallory et Sandy Irvine. Ils ne reviendront jamais de leur dernier périple, laissant une question en suspens : ont-ils atteint le sommet avant de mourir ?

Il faut attendre 1979 pour que ce mystère ne commence à s’éclaircir. Au cours d’une ascension, un alpiniste chinois confie à un collègue japonais, malgré la barrière de la langue, qu’il a aperçu le corps d’un “vieil Anglais mort” qui pourrait bien être celui de Sandy Irvine ou de George Mallory. Hélas, dès le lendemain, avant d’avoir pu donner de plus amples précisions, il est emporté par une avalanche. L’information suffit cependant à délimiter une potentielle zone de recherche. Plusieurs expéditions sont organisées mais ce n’est qu’en 1999 que l’enquête avance : l’alpiniste américain Conrad Anker découvre, dans une pente, un pied nu, talon dressé vers le haut.

C’est celui de George Mallory, dont le cadavre est conservé dans les neiges ultimes. En observant le corps, l’équipe d’alpinistes réalise que le tibia et le péroné de la jambe droite sont cassés et que la corde brisée autour de sa taille corrobore l’hypothèse d’une chute. Ils réalisent cependant qu’il manque à la dépouille deux objets particulièrement importants : la photo de Ruth, sa femme, qu’il avait promis de laisser au sommet de l’Everest, et surtout son appareil photo.

 

Pierre Ropert, "Le Sommet des dieux" : du roman au film, la montagne pour obsession,

France Culture, 29 septembre 2021

Document 3. Patrick Imbert présente son parcours et explique ses choix scénaristiques

Exercice 2. Le sommet des dieux : du film d’aventure à la quête d’absolu (document 4 ci-dessous)

 

1. Précisez quelles sont les deux grandes parties du film et indiquez ce qui les distingue en termes de temporalité́, personnages, espace, narration…

2. Dites si Fukamachi retrouve l’appareil photo de George Mallory et indiquez ce qu’il découvre sur lui-même et sur les autres, en suivant Habu Jôji.

Exercice 3. Le sommet des dieux : un film de montagne (document 5 ci-dessous)

 

1. Indiquez à quels défis les animateurs ont été confrontés.

2. Expliquez pourquoi ils ont fait le choix de mêler 2D et 3D dans la création des décors et dites ce qu’apporte le recours au photobashing.

3. La bande-son d’un film d’animation est créée de toute pièce, sans possibilité́ d’enregistrer du son direct. Présentez les choix opérés par le réalisateur pour la création de l’univers sonore.

Préparation inspirée de la fiche interactive mise à disposition par LAAC - AURA

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